• Soufflent les temps anciens qui s'effeuillent, fragiles.

    Hurlent les cris passés qui s'étouffent, s'apaisent,

    Sereins.

    Coulent les flots amers des rancoeurs éternelles

    Mais dont la fin parvient aux naissances d'un jour,

    Nouveau.

    Et la vie reprend vie...

     

    Anabelle Martinez Laye

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  • Un pas de funambule,

    Aveuglée que je suis

    Face au monde des grands.

    un, deux, trois dans la cour

    Et me voilà déjà

    Propulsée à mon tour

    Au-delà de mes pas...

     

    J'ai peur ici, j'ai froid

    Et mon pull est trop grand.

    Quelqu'un peut-il me voir ?

    Personne ne m'entend...

     

    La marelle esseulée

    Se joue un peu de moi et de mes pas tremblants.

    Je ne dois m'appuyer

    que sur ma foi fragile et mes mots hésitants.

     

    Demain je grandirai.

    En attendant, encore, que tous les grands attendent

    Dans leur cour ennuyante.

    J'irai cueillir des fleurs

    Et des rayons de ciel pour éclairer la nuit.

    Et je deviendrai grande de rêver un instant.

     

    Anabelle Laye Martinez

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  • Ne pas me retourner

    Sur les pas trébuchés,

    Pas de géants, faux pas;

    Faut pas baisser les bras.

    Regarder en arrière seulement pour la vie

    Qui s'y est déversée.

    Ne pas baisser les yeux, ne pas fer mer l'envie.

    A mes bras déployés,

    Accueillir qui je suis

    Et ta main qui se tend<;

    <oser encore dire OUI,

    Croire encore, pleinement.

     

    Anabelle Laye Martinez

     

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  • La porte encore ouverte, sur mes pas, grince un peu

    Et mon coeur se resserre sur ta voix qui s'éloigne.

    Juste à peine un murmure qui s'efface à mes doigts

    Alors que je dessine à ton coeur l'arc en cieux...

     

    Faudrait-il refermer et tirer le verrou;

    S'enfermer, protéger dans des coffres cachés

    Les secrets qui nourrissent encore l'âme éveillée;

    Eteindre l'étincelle qui nous tenait debout ?

     

    J'écrirai de mes mains sur les cieux silencieux,

    L'espérance et la vie, le désir et la joie

    De respirer toujours, d'aimer encore un peu.

    J'ouvrirai grand la porte et j'écrirai pour toi.

     

    Anabelle Martinez Laye

     

     

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  •  

    J'ai  traversé la peur, l'effroi, les doutes encore.

    J'ai lutté au-dedans, j'ai crié au-dehors,

    J'ai traversé les nuits qui broyaient tout mon corps,

     

    J'ai prié, attendu, sans vie, croulant à terre;

    Arraché des regards et des mains solitaires,

    Des sourires et des voeux, des amis, des prières.

     

    J'ai respiré la mort d'un peu trop près parfois,

    Fouillé jusqu'au-delà des silences et des mots

    Pour rencontrer la vie une nouvelle fois...

     

    Mais ces mots sont silences à côtés des couloirs

    Vitreux et froids qui ont mordu mon coeur, cent fois !

    Aucun mot ne peut dire l'agonie traversée !

    Rien ne traduit les temps solitaires sur la terre,

    Les chemins face aux cieux qui vous bouffent le coeur !

     

    Et l'humain se dessine sur des routes de terre,

    Et l'âme se façonne sur des clous à défaire...

     

    Anabelle Laye MArtinez

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