• De toute éternité

     

    De ces amours immenses, aux vies qui en sont nées ;

    De ces folies, errances, aux baisers les plus fous ;

    De ces incandescences qui nous mettent à genoux,

    De ces regards intenses où les mots sont muets ;

     

    Il y a l’infini pour contenir encore

    Les sonnets, les éclairs, la foudre et les étoiles,

    Mes mains gravant l’écorc’ des aveux qu’on dévoile,

    Ma peau frôlée en flammes, posée contre ton corps.

     

    Il y a les serments, les contrats et les vents

    Parfois contraires à tout, à nos vœux et pourtant…

    Il y a les secrets, l’orage et l’abandon ;

     

    Il y a les remords, les regrets, le pardon ;

    Et au-dessus de tout, que rien ne peut figer,

    Il y aura l’amour, de toute éternité !

     

    Anabelle Laye Martinez

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  • L’aube d’un nouveau jour

     

    Entière, déli-tueuse, elle s’est ouvert la veine,

    La veine du bonheur.  Avènement naissant

    D’un virage à l’instant où la vie lentement

    S’évanouit sans bruit, sans un souffle et sans haine.

     

    Recroquevillée, sourde, elle n’entend plus vos mains

    Qui se tendent vers elle. Refermée sur le temps

    Qui s’écoule pourtant, vulnérable est l’enfant

    Face au rabot géant qui façonne un destin.

     

    Elle s’est assise au loin allongée sur la vie,

    Dessinant des couleurs sur ses doigts rabougris ;

    Elle sème quelques larmes à des graines d’amour,

     

    Elle creuse, elle retourne les étoiles et la terre,

    Elle arrache les mots qui déchirent sa chair !

    Demain naîtra l’aurore, l’aube d’un nouveau jour…

     

    Anabelle Laye Martinez

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  • Choisis ton nom

     

    Je suis « envie »

    De ces instants gravés pour moi

    Et partagés auprès de toi.

     

    Je suis « lumière »

    Pour que tes pas ne cessent pas,

    Pour que tu ailles bien au-delà.

     

    Je suis « amour »

    Pour que la mort recule encore

    La nuit s’éteigne sous l’aurore.

     

    Je suis « étoile »

    Diamant du ciel face aux peurs,

    Astre anonyme, simple lueur.

     

    Anabelle Laye Martinez

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  • Des graviers dans la bouche

     

    Des graviers dans la bouche

    Et des clous dans le cœur,

    J’ai des colèr’, des peurs

    Sur des rêves farouches !

     

    Quelques morceaux de verres écorchent par instant

    La peau fragile encore de mon être naissant.

    J’ai des instants de grâce, portée par le courant

    D’une joie imprenable, d’un divin filament.

     

    J’ai des failles pourtant entachées de blessures

    Et d’un fardeau de peur  de m’éloigner de moi.

    Je marcherai  encore, je marcherai bien sûr

    Jusqu’au-delà des larmes et je me tiendrai là.

     

    Quelle vague m’effraie ?

    Quel obstacle me tient ?

    J’irai jusqu’à demain ;

    Devenir et créer !

     

    Anabelle Laye Martinez

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  •  

    Mantra

     

    Apparence fragile sous des godasses lourdes

    D'un passé refusé, d'un lendemain sans jour.

    Foudroyée de ferveur, alcoolisée d'envie

    Et ivre de désir : redessiner la vie

    Avant qu'elle ne s'achève...

     

    Accrocher les chimères autant que des rideaux

    Pour cacher la lumière et déguiser les mots.

    Sourire à perdre pied sur des sables mouvants,

    Tendre encore une main et se sentir vivant

    Pour qu'ici rien ne crève !

     

    Anabelle Laye Martinez

     

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