• Essai sur le sens de la vie

    Si le sens à la vie,

    Si le sens est d'aimer,

    Si le sens est unique,

    Unique liberté.

     

    Si le sens est l'envie,

    Si l'envie d'embrasser

    Faisait ma liberté,

    Libre nique à la vie...

     

    Si le sens à mes mots

    C'est d'écouter encore,

    Les mots qui sonnent fort

    Et tous ceux non éclos;

     

    Si le sens à la vie

    Est de te rendre fou,

    Fou de moi, fou de nous

    Et de créer l'envie...

     

    Anabelle Laye MArtinez

    8 décembre 2013

     

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  • Trace

     

    Et les nuages avancent ;

    Alors le temps s’efface

    Face au feu dévorant

    Qui brûle et qui fracasse !

    Frappe au cœur de la nuit

    Le voleur de nos âme.

    Tu dévores la vie,

    Déchires sans état d’âme

    Et moi je n’ai que faire

    Du tremblement de taire…Trace

     

    J’irai droit devant moi,

    Faisant tour et détour

    Et saisissant l’amour

    Que m’offrira le temps.

    Et si l’amour n’est plus,

    Alors je l’écrirais

    De mes mains, de mon sang.

    Recouverte, enterrée,

    Tu entendras mon chant

    Jusqu’au-delà des nues.

     

     

    Anabelle Laye Martinez

    13 décembre 2013

     

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  • Décor de fête

     

    Scintillement glacé,

    Eclats de verre dorés.

    Quelques rires poudrés

    Derrière un loup masqué.

     

    Dans un salon d'argent, quelques diamants versés

    Sur des nappes en papier. Oubliés, décalés,

    Des gobelets vidés sur des tables cirées,

    Jurent sous le regard radieux des pampilles outrées.

     

    Anabelle Laye Martinez

    12 décembre 2013

     

     

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  • L'autre dormeur du val

     

     

    C’est un fou, une ordure qui gagne une misère,

    Fumant de longues heures des herbes et du chichon,

    Bien grands ; solitaire assoiffé au fond de sa tanière

    Sale. C’est l’un de ces reclus dont on se fiche au fond.

     

    Un gamin seul, bouche ouverte, à moitié nu,

    Affalé de son long dans la laitue, parbleu,

    Dort. Un cadavre de bière sur la terre déchue

    Le clôt de part et d’autre tandis qu’au ciel il pleut.

     

    Il fait un peu la gueule dans son sommeil de môme,

    Etourdi, inconscient, au fond il fait la somme

    De tout ce temps perdu loin de moi, loin de toi.

     

    Il n’entend pas nos cris ni les voix angevines

    Qui tout autour de lui, peu à peu s’acheminent

    Trop tard ! Il a l’âme vide et le cœur froid.

     

     

     Une version revisitée d'un très beau classique

    Anabelle Laye Martinez

    8 novembre 2013

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