• Il y a tous ces jours où les éclats de vie

    N'atteignent pas mon cœur.

    Le soleil brille encor',  la lune éclair' la nuit

    Pourtant point de lueur.

     

    Il y a tous ces mots que je connais par coeur

    Un pour chaque moment :

    Pour apaiser les âmes ou consoler les pleurs,

    Mais rien dans ces instants

     

    Où la vie semble là, immobile, figée,

    Suspendue à un mot

    Qui ne saurait se dire. Attendre et espérer

    Un lendemain plus haut,

     

    Ne rien parler tout haut mais ressentir tout bas

    Que cela reste vrai :

    "Quelle que soit la durée de la nuit, tu verras,

    Le jour va se lever".

     

    Anabelle Martinez

     

     

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  • pas à pas sur la terre

    Entre vague et poussière;

    Un, deux, trois éphémères,

    Le temps d'une prière.

     

    Peu à peu dans le ciel,

    Sous l'orage qui gronde;

    Les cris, sanglots rebelles

    Des châteaux qui s'effondrent.

     

    Un, deux, trois sous la vie,

    Accueillir, recevoir, apercevoir enfin et découvrir encore

    A l'aune des regrets, le souffle d'un regard bienveillant sur mon corps.

    Agrandir un sourire qui s'estompait, mourrait,

    Respirer, dessiner, repeindre les volets.

    Ouvrir grand les rideaux qui retenaient le jour

    Et frémir du bonheur d'un tout nouvel amour...

     

    Anabelle Martinez-Laye

     

     

     

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  • J'ai dû crier si fort pour ne pas vous entendre,

    Et tant fermer les yeux sur vos peurs affolées,

    Que je n'ai pas su voir le bel éclat du jour.

     

    J'ai du fermer mon cœur à vos mots si blessants,

    A vos mépris, l'angoisse qui rongeaient tous vos os;

    J'en ai presque oublié les astres, le bonheur.

     

    Je fermerai les yeux

    Sur vos haines, vos cris

    Mais je veux voir encor'

    Ta main frôlant la sienne.

    Je n'entendrai plus rien

    De vos rages crachées,

    Mais j'entendrai encore

    Ton cœur et l'espérance.

     

    Et même seule au monde,

    Si je suis la dernière;

    Je ferai tout pour croire

    Encore un peu plus fort;

    Je ferai tout pour voir

    L'espérance, l'amour

     

    Anabelle Laye Martinez

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  • C'était juste un chemin au-delà des nuages,

    C'était une prairie dans la sombre forêt,

    C'était pour vivre un peu et pour ne pas sombrer;

    C'était comme une éclipse sur l'étendue des âges. 

     

    Allongée sans méfiance sur la tendre herbe au coeur

    D'une clairière pure, accueillante et sourire,

    J'ai ouvert grand mon âme à mes larmes, mes rires.

    J'ai avoué mes peurs, mes effrois, mes erreurs.

     

    J'ai dessiné mes rêves, les sages et les plus fous

    Sans crainte de le perdre, ce lieu qui m'est offert;

    Confiante, amoureuse, je m'attachais, légère.

     

    Lorsque les vents se lèvent et menacent les fins,

    Les étoiles et l'espoir de ce chemin d'amour,

    Je redirai encore : je tiens toujours ta main.

    Je serai là demain...

     

    Anabelle Laye Martinez

     

     

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  • Etre en vie, être au bout,

    Bout de souffle et de course;

    Et ne jamais faiblir si la mort à mes trousses

    Fait le vœu d'enlacer mes rêves les plus doux.

     

    Etre là, être encore

    Sur mon cœur et debout

    Lorsqu'au lever du jour, sous les étoiles et sous

    Les songes inavoués, mon cœur vibre plus fort.

     

     

    Anabelle laye Martinez

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