• Sonnet de l’au-delà pour enfants endeuillés

     

    J’aurais voulu pour toi, que tu vives pour nous ;

    Qu’au-delà de la mort, tu puisses rire encore,

    Que tu donnes raison à nos cœurs mon trésor,

    D’avoir eu foi en toi, en la vie, jusqu’au bout.

     

    Donne-moi je te prie, raison d’y avoir cru.

    Ne baisse pas les bras et relève les yeux ;

    Vois au loin, au-delà de l’infini « à dieu ».

    Regarde vers la vie, et la mort ne tient plus…

     

    Nous ne sommes pas loin, juste-là, dans ton cœur.

    Si tu ouvres tes bras, tu verras le bonheur

    De notre amour encore, jusque dans l’infini.

     

    Moi je croirai en toi jusqu’au-delà des temps,

    Du temps qui se suspend, pour un temps, et pourtant…

    Rien n’arrête jamais la force de la vie !

     

    Anabelle Laye MArtinez

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Aubes enchanteresses

     

    Euphorie, impulsion,

    Songe étrange, passion ;

    Il y a des prisons

    Qui survivent sans nom.

    Et pourtant le soleil ;

    Et pourtant terre et ciel

    S’embrassent, s’émerveillent.

    Tout mon être en éveil

    Se love de tendresse.

    Effleurer la caresse

    D’un regard et paraissent

    Les aubes enchanteresses.

     

    Anabelle Laye Martinez

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    1 commentaire
  • Consolante

     

    L’aube à moi s’est levée

    Alors que je dormais,

    Oublié sur un mont.

     

    Assombri sur mes larmes

    Aux douleurs de mon âme,

    J’ai touché l’abandon.

     

    L’aube s’est révélée

    En mon cœur affamé ;

    Mes doigts la retenaient,

     

    Etincellants diamants.

    J’éteins ce lent, violent

    Souvenir des hivers

     

    A succomber errant

    Sur la sphère aux géants.

    Mes paupières se libèrent

     

    Au jour naissant alors.

    Rougeoyante est l’aurore ;

    L’aube à moi s’est levée.

     

    Anabelle Laye

    20 octobre 2011

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • L'abandonTweeter

     

    L’abandon

     

     

    Sur le quai d’une gare aux longs couloirs grisés,

    J’attendais terrifiée, accrochée à ce banc

    La venue d’un parent qui m’avait oublié.

     

    Mon cœur gardait l’espoir malgré le cri troublant

    De l’angoisse montante en mon âme envahie

    Des spasmes contenus dans mon gros manteau blanc.

     

    Les poings fermés, je tais en moi cette agonie

    De ne jamais revoir une lueur d’espoir.

    Mes larmes ont joint mes mains ; silencieuse je prie.

     

    Mais ma prière s’enfuit ! Pas le temps de la voir

    S’élançait au ciel gris ; le train crasseux s’avance.

    Mes pieds nus sans racine ont cru l’apercevoir

     

    Sur la terre fragile, la mère qui s’avance

    Et saisit son enfant, le berce et le rassure

    De son retard cruel. Et le train noir s’élance

     

    A la suite d’une ombre vêtue de ces parures

    Que porte l’abandon lorsqu’il se fait discret,

    Ne laissant nulle adresse, juste une égratignure,

     

    Une plaie gigantesque, le fardeau d’un passé

    Accroché à jamais aux regards de ces anges

    Bannis des cieux d’amour que des parents auraient

     

    Pu créer tel un dieu ! J’ai l’impression étrange

    Qu’un souffle me regarde alors que je me lève

    Pour traverser le quai. Une voix me dérange,

     

    Je m’arrête et me tourne. Un sourire à ses lèvres,

    Mon père appelle encore, fait signe de la main

    Puis disparaît soudain ; je m’éveille d’un rêve !

     

    Amère et sans couleur, je dessine un demain

    De mes doigts engourdis ; solitaires, frileux.

    Je n’ai de direction que celle de ce train

     

    Entré en gare. Un chef nous indique les cieux.

     

     Anabelle Laye Martinez

    16 mars 2011

    extrait du recueil "L'arbre aux sens"

     

    image <a href="http://www.photo-gratuite.info">Photo gratuite</a>

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    1 commentaire
  •  

    Et le divin parait

     

     

     

    Ode à la vie, souffle se crée,

    Ode à l’amour, vient le désir.

    Tisse des liens indélébiles ;

    Rien ne retient le temps qui vient.

     

    Et la lumière paraît

    A ce jour qui s’étire.

    Les étoiles se filent

    Où la nuit se retient.

     

     

    L’immensité accueille

    La poudre d’un miracle ;

    Ni début, ni de fin,

    Le divin s’est levé.

     

    L’Homme se tient au seuil

    Du plus grand des spectacles :

    La vie d’un lendemain

    Jusqu’à l’éternité !

     

    Ode à la vie, souffle sacré,

    Ode à l’amour faisant frémir

    Ce que l’Humain a de plus vile :

    Au fond de lui, source du bien !

     

     

     

    Anabelle Laye Martinez

     

    extrait du recueil "L'arbre aux sens", ed. Bartavelle

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    1 commentaire
  • Couleurs processionnelles

     

     

     

     

    Un jour de pluie dans l’univers

    Nous réunit, frêles poussières ;

    Vestes de jais, sombres semelles,

    Larmes et soupirs s’entremêlent.

     

    La procession lente et sans voix;

    Ainsi cet homme au lit de bois

    Couché sous l’ombre d’un soleil;

    S’avance nue, sourde, en sommeil.

     

    L’humidité des jours sans vie

    Colle au regard de ces convives

    Dont l’expression n’a plus de face

    Autre qu’effroi du temps qui passe.

     

    Pourtant de loin j’ai vu des fleurs

    Peindre des cercles de couleurs

    Sous les larmes tombées des cieux

    Venues présenter  des à dieu.

     

    Foule de gris dans ces graviers

    Foulant les jours sans y penser ;

    Les astres sages sont inclinés

    Sur le passage de tes années.

     

     

     

    Anabelle Laye Martinez

    20 janvier 2011

     

    extrait du recueil "L'arbre aux sens"

    ed. Bartavelle

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    2 commentaires
  • Débat mi-clos

     

      

    Feuilles mortes éparses, colorées de décombres ;

    Le silence s’échappe de la terre piétinée,

    Bousculée de ces pas lentement éloignés,

    Laissant seules les âmes au seuil de la pénombre.

     

    Le silence s’installe à la table des ombres

    Cherchant de ses doigts sales des mots à prononcer

    Pour déloger les peurs trop longtemps supportées

    A l’aube d’un Eden qui chaque jour s’effondre.

     

    Des souvenirs, des larmes, des regrets au débat

    Des clairs matins si froids que les anges n’y sont pas.

    Seul envoyé des cieux : la cloche du vieux temple !

     

    Un souffle blanc pourtant, s’est assis sans un bruit,

    Recueillant tous ses maux ;  et l’instant qui s’ensuit,

    Au milieu de la brume, un astre les contemple.

     

     

     

     

    Anabelle Laye Martinez

    extrait de "L'arbre aux sens"

    ed. Bartavelle. prix : 12€

    pour en acheter un, me contacter en page d'accueil

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    2 commentaires
  • Consolante

     

     

     

    L’aube à moi s’est levée

    Alors que je dormais,

    Oublié sur un mont.

     

    Assombri sur mes larmes

    Aux douleurs de mon âme,

    J’ai touché l’abandon.

     

    L’aube s’est révélée

    En mon cœur affamé ;

    Mes doigts la retenaient,

     

    Etincellants diamants.

    J’éteins ce lent, violent

    Souvenir des hivers

     

    A succomber errant

    Sur la sphère aux géants.

    Mes paupières se libèrent

     

    Au jour naissant alors.

    Rougeoyante est l’aurore ;

    L’aube à moi s’est levée.

     

     

     

    Anabelle Laye

    20 octobre 2011

     

    extrait de "L'arbre aux sens"

    ed. Bartavelle

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Chant d’étranger

      

       

     

     

    L’étincelle d’un éclat dont le son doux et mat

    Vint flirter aux délices des mélodies sublimes

    Qui s’étirent et s’enroulent au-delà de ta voix

    S’élevant au néant des profondes abîmes.

     

    L’énergie d’un soupir, un élan de la vie,

    S’enracinent en moi jusqu’à me faire éclore

    Alors que je dormais au seuil de l’harmonie

    N’effleurant que de loin l’écho  de tes accords.

     

    Des notes qui scintillent au-delà de mon ciel

    Et se joignent aux anges portés par un géant

    Dont les mains élancées effleurent un instrument

    D’où s’échappe l’aveu d’un concert éternel.

     

     

     

     

    Anabelle Laye

    31 janvier 2011

    extrait de "L'arbre aux sens"

    éditions Bartavelle

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique