• Les griffes

    Les griffes

     

    Sur la peau de mon cœur,

    Mâchoires resserrées

    Du manque et de la peur ;

    Et le jour s’est levé…

     

    Etouffée, ramassée par la griffe acérée

    D’un vide impénétrable, je me replie, blessée,

    Découragée je suis. Il me faudrait scier

    Les barreaux de ma cage. Une à une ronger

    Les griffes de mon cœur !

    Mais si demain se lève

    Sur de nouvelles peurs ?

    Si la grille qu’on lève

    Ne fait place qu’au vide, à ce manque cruel

    Qui m’assaille à nouveau ? Aurais-je eu bien raison

    De ronger ces barreaux en espérant le ciel ?

    N’aurait-il mieux valu rester dans ma prison ?

     

    Sur la peau de mon cœur,

    Mâchoires desserrées

    Sur un manque et des pleurs,

    Le soleil s’est levé…

     

    Anabelle Laye Martinez

     

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  • Commentaires

    1
    Christophe
    Lundi 1er Juin 2015 à 20:49

    Remplir sa vie de peur et de tourment

    rien d'autre à opposer.

    Faire le choix de leur laisser moins de place

    créer ce vide, la vie en à horreur

    Accepter l'inconnu, abandonner la maitrise et les pourquoi,

    Un peu de bienveillance à l'égard de soi même

    Un peu de gratitude pour ce qui est donné

    laisser sereinement ce vide se combler

    Renouer avec sa vraie nature

    Découvrir sa place et sa raison d'être

    Envie de participer à la vie

    et donner envie d'y participer.

    Mille sourires!!!

     

     

     

     

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