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    Une heure du mat' à peine

     

    A traîner dans les rues

     

    Et à longer la Seine

     

    Que j'n'avais jamais vue.

     

     

     

    Une heure de plus à peine

     

    Et je t'ai aperçu,

     

    Tu te taillais les veines

     

    Et moi j'avais trop bu.

     

     

     

    Trop vu de sang, d'horreur,

     

    La haine m'a saisie.

     

    J'ai poignardé ton cœur

     

    Pour faire taire tes cris,

     

    Pour inventer l'histoire

     

    Que je n'avais pas eue,

     

    Pour arrêter l'histoire

     

    Que tu n'avais pas vue.

     

     

     

    J'ai changé de trottoir

     

    Mais les flics m'avaient vu...

     

     

     

    La garde à vue, le juge,

     

    Les matons et les coups,

     

    Les journaux qui s'insurgent

     

    Et moi au fond d'un trou.

     

    Comme un rat que l'on chasse,

     

    Un bâtard avorté

     

    Il reste ma carcasse,

     

    Mon âme fracassée.

     

    Pourtant j'aurais rêvé...

     

     

     

    Anabelle Martinez

     

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