• Fissure des temps qui passent,

    Fracture un peu partout;

    Les digues ont retenu les larmes, les colères

    Ulcérées par le temps, le silence et le manque.

     

    Manque de temps, de mots, absence de pardon;

    Un pas de plus à toi, un pas trop loin de moi;

    Et la faille se créée qui m'éloigne de nous;

    J'étends encore les mains, mais la tienne me lâche...

     

    Un point sur l'horizon,

    Point d'interrogation.

    Une barque sans vie

    Vogue vers l'infini.

    Pas un bruit, pas un souffle

    Sur l'océan éteint.

    Il porte les prières 

    Rassemblées dans les mains

    Refermées sur un coeur

    Lacéré, apeuré;  mur de pierres.

    Sous les yeux la terreur

    Se brise trop fragile.

    Des mots mis bout à bout

    Pour se tenir debout.

    Des prières au hasard d'une nuit sans étoile,

    Des soupirs essoufflés d'y avoir cru encore;

    D'avoir repeint la nuit et déchiré les jours

    Ternis de tout bonheur.

    Et retendre la toile, y déposer l'espoir

    Jusqu'à ne plus y croire...

    Mais y croire malgré tout,

    Jusqu'à quand, jusqu'au bout.

     

    L'amour n'a pas de fin.

     

    Anabelle Martinez Laye

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  • J'aimerais qu'un matin se dessine à nouveau

    Que le soleil vienne traverser les rideaux;

    Qu'il éclaire la pièce, éveille mon bonheur;

    j'aimerais te sourire et t'ouvrir grand mon coeur.

     

    J'aimerais qu'à nous deux, nous dessinions demain

    Avec du bleu, du jaune, et des objets, pour rien;

    Juste pour nous construire un temps qui nous ressemble,

    Pour que sur le tableau, il ne restent ensemble,

     

    Que des fond blancs, des riens qui laissent tout l'espace

    D'une vie pour du vrai, pas collée à la toile.

    Que nos rires s'entendent jusque sous les étoiles;

    Main tendue pour de vrai et que rien ne remplace.

     

    J'aimerais regarder juste là et au loin,

    Et croire que tu es là, avoir confiance en toi.

    Que l'amour prenne place sur le lit de mes peurs.

    J'aimerais t'accueillir et t'ouvrir grand mon coeur...

     

     

    Celui-là, il est pour toi

    Anabelle Martinez Laye

     

     

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  • Ne pas me retourner

    Sur les pas trébuchés,

    Pas de géants, faux pas;

    Faut pas baisser les bras.

    Regarder en arrière seulement pour la vie

    Qui s'y est déversée.

    Ne pas baisser les yeux, ne pas fer mer l'envie.

    A mes bras déployés,

    Accueillir qui je suis

    Et ta main qui se tend<;

    <oser encore dire OUI,

    Croire encore, pleinement.

     

    Anabelle Laye Martinez

     

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  • La porte encore ouverte, sur mes pas, grince un peu

    Et mon coeur se resserre sur ta voix qui s'éloigne.

    Juste à peine un murmure qui s'efface à mes doigts

    Alors que je dessine à ton coeur l'arc en cieux...

     

    Faudrait-il refermer et tirer le verrou;

    S'enfermer, protéger dans des coffres cachés

    Les secrets qui nourrissent encore l'âme éveillée;

    Eteindre l'étincelle qui nous tenait debout ?

     

    J'écrirai de mes mains sur les cieux silencieux,

    L'espérance et la vie, le désir et la joie

    De respirer toujours, d'aimer encore un peu.

    J'ouvrirai grand la porte et j'écrirai pour toi.

     

    Anabelle Martinez Laye

     

     

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  •  

    J'ai  traversé la peur, l'effroi, les doutes encore.

    J'ai lutté au-dedans, j'ai crié au-dehors,

    J'ai traversé les nuits qui broyaient tout mon corps,

     

    J'ai prié, attendu, sans vie, croulant à terre;

    Arraché des regards et des mains solitaires,

    Des sourires et des voeux, des amis, des prières.

     

    J'ai respiré la mort d'un peu trop près parfois,

    Fouillé jusqu'au-delà des silences et des mots

    Pour rencontrer la vie une nouvelle fois...

     

    Mais ces mots sont silences à côtés des couloirs

    Vitreux et froids qui ont mordu mon coeur, cent fois !

    Aucun mot ne peut dire l'agonie traversée !

    Rien ne traduit les temps solitaires sur la terre,

    Les chemins face aux cieux qui vous bouffent le coeur !

     

    Et l'humain se dessine sur des routes de terre,

    Et l'âme se façonne sur des clous à défaire...

     

    Anabelle Laye MArtinez

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