• Le chant de l’oiseleur

     

     

    Le chant de l’oiseleur s’est fait entendre au soir

    Depuis les monts dorés jusqu’aux bois assombris ;

    Venu jusqu’à ma couche où j’étais endormie ;

    Par delà, le village et son clocher gris-noir.

     

    Sous mes draps de satin naissait le vague espoir

    Qu’il chanta pour moi-même et non pour la perdrix.

    Le chant de l’oiseleur s’est fait entendre au soir ;

    Mon souffle court cessa ; mon corps a tressailli.

     

    J’entends les pas feutrés d’un amant qui s’égare

    Par delà sa raison ; il a quitté son nid,

    Dépourvu de scrupule, il vint près de mon lit

    Vêtu de nudité dans la morsure des nuits.

    Le chant de l’oiseleur s’est fait entendre au soir.

     

     

     

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    Anabelle Laye Martinez

    Septembre 2012

     

    extrait de "Tremblement de taire"

    éd. Bartavelle. 2011

     

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  •  

    Bienvenue sur mon blog

     

    J'écris des poèmes depuis que j'ai 6 ans, en classe de CP. Ben oui, plutôt précoce !

     

    J'écris dans le but totalement fou (désespéré ??), de transmettre de l'espoir, ne serait-ce qu'une lueur.

    En effet, il me semble que si la vie est vécue sans aucun but, sans trouver sens, alors cela revient à être balancé dans une jungle dangeureuse, de manière totalement gratuite, et sans pouvoir y gagner quoi que ce soit d'autre que de la poudre aux yeux, le temps d'une vie ...

    Pourtant, je suis convaincue que ce n'est pas le cas !

    Je suis convaincue que cette vie fabuleuse, passionnante, n'est que passage, et que chacun peut y trouver de la lumière mais rn plus, en transmettre !!

    Alors en route... et     Bonne lecture.

     

    pour me contacter : nabelle.laye@hotmail.fr

     

    Anabelle Laye Martinez

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  • Il m'arrive également d'écrire pour les enfants ...

    En voilà un exemple avec cette poésie, parue dans un N° du magazine "Mes premiers j'aime lire" :

    La clé

     

    Bien d'autres sont écrits et utilisés ou en cours de parution pour certains.

     

    Merci à MPJL. http://www.jaimelire.com/Mes-premiers-J-aime-lire/

     

    Illustration de Marion Fayolle.

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  • Chant d’étranger

      

       

     

     

    L’étincelle d’un éclat dont le son doux et mat

    Vint flirter aux délices des mélodies sublimes

    Qui s’étirent et s’enroulent au-delà de ta voix

    S’élevant au néant des profondes abîmes.

     

    L’énergie d’un soupir, un élan de la vie,

    S’enracinent en moi jusqu’à me faire éclore

    Alors que je dormais au seuil de l’harmonie

    N’effleurant que de loin l’écho  de tes accords.

     

    Des notes qui scintillent au-delà de mon ciel

    Et se joignent aux anges portés par un géant

    Dont les mains élancées effleurent un instrument

    D’où s’échappe l’aveu d’un concert éternel.

     

     

     

     

    Anabelle Laye

    31 janvier 2011

    extrait de "L'arbre aux sens"

    éditions Bartavelle

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  • Comptoir des songes

     

     

                                                                                     

    Vous vous imaginez peut-être

    Que j’ai perdu tout’ ma raison ;

    Que je vous épie, que je guette

    Avec de mauvaises intentions…

     

    Pensez-vous seulement aussi

    Qu’un homme se cache derrière ce masque

    De solitude et de folie,

    Derrière ce pantin de spectacle

    Dont les yeux fous et transpirants

    Vont, viennent et sautent sur les passants

    Vous laissant pour tout souvenir

    L’image d’un homme qui se déguise

    D’une veste à l’autre et d’un sourire

    Qui vous fait peur et vous agresse !

     

    Mais n’ayez crainte de mes soupirs ;

    Je ne cherche qu’un peu d’ivresse,

    Partir un peu, hisser la voile

    Vers d’autres lieux, vers le grand soir.

    Retrouver ma fameuse étoile

    Abandonnée sur le comptoir,

    D’un ami prêtre ou bien devin

    Dont l’âme grise et entachée

    Du sang des mains, sans lendemain

    Cherche sans fin sa destinée !

     

     

     

    Anabelle Laye Martinez

    2011. éditions Bartavelle

    extrait de "Tremblement de taire"

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