• Voilà ce qui nous a été dit : "Nous sommes en guerre mais il n'y a pas d'armée".

     

    J'ai beau y réfléchir, cela manque de sens pour moi. Est ce vraiment possible ?

    Quelque-chose me chiffonne dans cette idée...  

    MOI JE VOIS UNE ARMEE !!

     

    Ne les voyez-vous pas comme moi tous ces soldats au front ? Vous pensez que je vais faire mention des médecins, des soignants, du boulanger du coin, du petit épicier ainsi que l'éboueur ?

    Oui, bien sûr que oui. Ils sont de ces soldats auxquels je pense. MERCI

    Mais vous savez quoi ?

    Je me sens soldat impliquée moi aussi lorsque chaque soir à 20h, mon voisin sort son enceinte et fait péter le son pour animer la rue.

    L'heure a sonné. Levée des couleurs. Le drapeau dans le ciel s'agite doucement lorsqu'une à une, les fenêtres s'ouvrent et que d'un simple geste ou d'un simple "bonsoir", nous venons nous relier et nous encourager.

    Je me sens soldat d'une immense armée lorsque je remplis mon autorisation de sortie pour faire pisser le chien ou pour juste prendre l'air à 500 mètres de chez moi.

    Si l'on m'avait dit qu'un jour je ferais ça, j'aurais ri puis j'aurais protester croyez-moi, et un fuck à la clef ! On ne fait pas obéir Nabelle aux ordres facilement...

    Je remplis mon papier, la date, et à présent, même l'heure, et sans gruger en plus !

    Et pourquoi est-ce que je fais cela ?

    Non, ce n'est pas par peur des 135€ de prune ni même parce-que je me promène dans les bois pendant que le loup n'y est pas.

    C'est par citoyenneté. Par soutien pour tout ce peuple, le mien, le vôtre, tout ces gens qui m'entourent et dont je me fichais encore hier. 

    Pour qu'ils soient épargnés.

    Pour que cette maman en face de chez moi, dans son petit appart' avec ses deux enfants, vive un été radieux, plus libre que jamais.

     

    Oui je me sens soldat et je vous sais soldat bien tout autant que moi lorsque vous acceptez de suivre ces consignes. Nous les français rebelles, les râleurs de la terre… Oui c'est pourtant bien nous qui hier soir encore, après avoir allumé nos bougies sur le bord des fenêtres quand les cloches ont sonné, pour nous relier chacun, un regard vers le ciel, nous avons réuni nos forces et nos espoirs vers un ciel bien présent.

    Puis nous avons chanté alors qu'on se gelait, fenêtres ouvertes les uns sur les autres, tournées les uns vers les autres, disciplinés et responsables.

     

    Une guerre sans armée ?

    Je n'en suis pas si sûre...

     

     

     

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  • Une semaine de passée...

    Déjà ?

    Enfin !

    Oh putain que c'est long.

    Et pourtant… Je n'ai rien le temps de faire.

    Je me suis fait tout un programme :

    1- suivre les deux formations en ligne que je me suis offertes pour mon anniversaire (bientôt 2 mois)

    2- perfectionner (ou apprendre, serait plus juste) à fabriquer de BONS gâteaux (oui mais s'il y a pénurie de farine, d'œufs, de sucre d'ici trois semaines…. glurps)

    3- regarder des séries sur Netflix (merci la vie : j'ai Netflix et on a internet !!!) in English histoire d'atteindre un niveau 3ème lorsqu'on sera remis en liberté

    4- faire ma séance de pilate tous les matins pour éviter le lumbago (et ben ça, je le fais : trop peur d'avoir ENCORE un lumbago !)

     

    - Cool ton programme la miss :-)

    Et t'as fait quoi alors ?

    - …. hum…. 

    - Mais vas y partage !

    - … Ben j'ai passé la première semaine à flipper grave !

    - Sérieux ?

    - Ben ouais, sérieux. Merci à toutes ces infos qui passent, que tu le veuilles ou pas. J'ai pas la télé; je n'écoute pas la radio mais pas moyen de pas flipper tellement l'air ambiant est saturé de stress. J'ai pris des crises de panique tous les jours. 

    - Ben merde alors ! La loose

    - Hum; que tu dis… Du coup, merci WhatsApp, j'ai envahi mes contacts de petits messages pour prendre des news mais surtout, pour ne pas me sentir isolée et devenir dingue. J'ai brassé de l'air, j'ai fabriqué du vent, je me suis même fabriqué un masque anti-covid (mais j'ai oublié la couche de plaire à l'intérieur, du coup il sert à rien), j'ai dormi, j'ai mangé, j'ai compté les heures, j'ai attendu l'heure de la balade comme un cabot qui tourne en rond devant sa laisse et la porte d'entrée et j'ai pleuré.

    - wahou. Ch'ai même pas quoi te dire… Je savais pas que toi aussi t'avais flippé...

     

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  • Il y a tous ces jours où les éclats de vie

    N'atteignent pas mon cœur.

    Le soleil brille encor',  la lune éclair' la nuit

    Pourtant point de lueur.

     

    Il y a tous ces mots que je connais par coeur

    Un pour chaque moment :

    Pour apaiser les âmes ou consoler les pleurs,

    Mais rien dans ces instants

     

    Où la vie semble là, immobile, figée,

    Suspendue à un mot

    Qui ne saurait se dire. Attendre et espérer

    Un lendemain plus haut,

     

    Ne rien parler tout haut mais ressentir tout bas

    Que cela reste vrai :

    "Quelle que soit la durée de la nuit, tu verras,

    Le jour va se lever".

     

    Anabelle Martinez

     

     

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  •  

     

    Une heure du mat' à peine

     

    A traîner dans les rues

     

    Et à longer la Seine

     

    Que j'n'avais jamais vue.

     

     

     

    Une heure de plus à peine

     

    Et je t'ai aperçu,

     

    Tu te taillais les veines

     

    Et moi j'avais trop bu.

     

     

     

    Trop vu de sang, d'horreur,

     

    La haine m'a saisie.

     

    J'ai poignardé ton cœur

     

    Pour faire taire tes cris,

     

    Pour inventer l'histoire

     

    Que je n'avais pas eue,

     

    Pour arrêter l'histoire

     

    Que tu n'avais pas vue.

     

     

     

    J'ai changé de trottoir

     

    Mais les flics m'avaient vu...

     

     

     

    La garde à vue, le juge,

     

    Les matons et les coups,

     

    Les journaux qui s'insurgent

     

    Et moi au fond d'un trou.

     

    Comme un rat que l'on chasse,

     

    Un bâtard avorté

     

    Il reste ma carcasse,

     

    Mon âme fracassée.

     

    Pourtant j'aurais rêvé...

     

     

     

    Anabelle Martinez

     

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  • Comme un temps qui suspend sa course

    Et son élan;

    Un arrêt hors des gares où le temps 

    Passe vite

    A regarder les gens qui sourient

    Lentement;

    Parenthèse du temps qui retient

    Mes envies. 

    Comme un temps pour s'assoir au creux de moi

    Et voir

    Le chemin parcouru plutôt que

    De penser

    A demain qui n'est pas. Etre juste 

    Un instant.

     

     

    Anabelle Martinez ex Laye

     

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